Loggias, balcons, bois de charpente apparents

INTRODUCTION

Les garde-corps de balcons en bois, les débords de charpente décoratifs, les lambrequins de bois découpé, les loggias à ossature en charpente, donnent leur qualité et leur fantaisie à de nombreuses villas balnéaires, à des maisons bourgeoises ou des villégiatures campagnardes, ainsi qu’à quelques immeubles et maisons urbaines.

Ces éléments fragiles, en général réalisés à la fin du XIXe siècle ou dans les débuts du XXe, doivent être préservés, entretenus et mis en valeur par des teintes adaptées.

L’expression de l’espace de « l’entre-deux »

Les maisons de villégiature ont, dès les années 1850, fait évoluer l’architecture en enrichissant les modèles bourgeois néo-classiques d’éléments en bois peint, créés en référence notamment aux chalets montagnards ou aux maisons régionalistes, basques par exemple.

Ce mouvement, esthétique, avait aussi pour but de générer de nouveaux espaces de vie : à mesure que les villégiateurs souhaitaient profiter des bienfaits de la vie en extérieur, tout en restant protégés des rayons du soleil, il est apparu nécessaire de multiplier les balcons, loggias, auvents de toitures, terrasses couvertes, jardins d’hiver ou gloriettes de jardins, et de les ornementer afin d’en accroître l’importance symbolique et sociale.
La plupart de ces espaces de « l’entre-deux », c’est-à-dire de la limite entre l’intérieur et l’extérieur de la villa, ont été construits et ornementés en bois peint et, plus rarement, en métal.

L’architecture du littoral est particulièrement riche de ces éléments, qui sont aujourd’hui nécessaires à son identité et à la qualité de son paysage architectural et patrimonial.

Mais nombre de maisons de ville ou de petites habitations modestes de faubourgs ou de villages ligériens, construites à la fin du XIXe siècle ou aux débuts du XXe, présentent également ce type de dispositifs, qui constituent alors souvent les seuls éléments de décor et les principaux enjeux patrimoniaux de certaines rues et quais.

Il convient donc de leur accorder tout le soin nécessaire, par une attention portée à l’état des bois et à leur coloration.

L’entretien régulier d’un patrimoine fragile

Afin de préserver de la ruine ou du pourrissement les éléments extérieurs en bois peint, il est nécessaire en premier lieu d’en assurer la protection contre l’humidité, c’est-à-dire de vérifier l’état et d’entretenir les éléments de zinguerie ou de couverture qui les protègent des eaux de pluie, principal ennemi du bois.

Il est important que les bois soit également isolés de l’humidité du sol. Enfin, ils doivent être protégés par des peintures adaptées, qui doivent leur permettre de respirer et de ne pas pourrir.

Les fixations et liaisons des éléments de bois, entre eux ou avec le reste de la construction, doivent être régulièrement vérifiés et entretenus (pattes de fixation en ferronneries, chevilles de bois, etc.).

Les éléments de bois défectueux doivent être remplacés à l’identique de matériau et de forme. On notera que, dans certains cas de pourrissement localisé et de pièces complexes à remplacer, des injections de résine dans le cœur du bois sont possibles. Ce type d’intervention doit être réalisé par un charpentier compétent.

La couleur joue un rôle important dans la mise en valeur de ces éléments en bois peint, qui ont un rôle décoratif mais participent également à la composition et à la dynamique des volumétries. On évitera la monochromie ou les « tons sur tons » pour privilégier les effets de contrastes. (cf Fiche technique n°15 – Les couleurs des façades).

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