L’aménagement des combles

INTRODUCTION

Autrefois, les combles répondaient à des usages définis, souvent disparus aujourd’hui. Pour les maisons rurales et les fermes, ils étaient le lieu de stockage des récoltes. Pour les maisons de ville, les lucarnes éclairaient les combles qui étaient utilisés également comme des réserves. Pour les maisons bourgeoises, ils servaient de logement au personnel de maison. Aujourd’hui, les combles répondent à un besoin d’augmentation de la surface habitable d’une maison.

Des espaces de qualité

D’anciens combles peuvent s’adapter aux programmes les plus diversifiés. S’ils sont assez grands, ils peuvent même constituer un logement autonome à part entière. A l’inverse, on peut supprimer leur plancher (tout ou partie), agrandissant les volumes et faisant profiter toute la maison de cet espace libéré.

L’ambiance et la volumétrie particulières de ces espaces les rendent toutefois particulièrement appropriés à une chambre, ou à un bureau, des lieux « intimes » qui se placent ainsi en retrait de la maison tout en la dominant.

Les faibles hauteurs et l’aspect « ludique » (de cabane en hauiteur) peuvent en faire des lieux idéaux pour les enfants, à condition que la sécurité soit assurée.

On peut également y imaginer la création d’une terrasse, solution possible lorsqu’on manque d’espaces extérieurs ou d’un jardin, ou que la vue soit particulièrement intéressante. Les difficultés techniques sont alors particulières (dépose de la toiture, isolation des cloisonnements et de l’accès, étanchéité du plancher devenu extérieur), mais le projet peut se justifier par les qualités de la situation.

Isolation et charpente

En fonction de l’état de la charpente, on choisira de la laisser apparente ou non. La charpente peut participer à la valorisation des combles. Parfois, une restructuration des fermes (reprise des bois de charpente) sera nécessaire. On fera alors appel à un charpentier qualifié. Si la couverture doit être refaite, on pourra en profiter pour isoler la toiture au-dessus de la charpente avec des isolants spécifiques. Sinon on réalisera une isolation classique par l’intérieur (cf croquis). Attention, les combles présentent des grandes variations thermiques. Même bien isolés, les combles restent moins confortables que les niveaux inférieurs. On prêtera donc un soin particulier à la qualité de l’isolation.

Mise en garde : la reprise d’un élément de charpente peut mettre en péril la couverture.

Le confort des combles passe avant tout par une bonne isolation.

Sauf si la typologie de la maison et la pente de toiture s’y prêtent vraiment, on préférera toujours le châssis de toit intégré dans la pente que la construction d’une lucarne qui cassera la volumétrie initiale de la toiture.

Eclairer les combles

Les pentes de toit importantes permettent de développer des espaces de combles aménageables. Les nouvelles affectations de ces volumes impliquent souvent le percement de la toiture par des châssis de toit. Cette multiplication des châssis de toit dans les couvertures, lorsqu’elle se fait de manière anarchique, perturbe la perception de l’architecture dans l’environnement immédiat de la rue et même celui du paysage urbain ou rural. La volonté d’éclairer les combles doit donc se faire avec soin, en cohérence avec l’existant.

Pour cela, on choisira :

  • D’axer les percements du toit sur ceux de la façade de la maison.
  • De choisir des châssis de toit de même dimension, et de les implanter sur un même niveau.
  • De limiter leur taille sauf lors d’interventions contemporaines.
  • D’implanter plutôt les châssis dans le bas de pente, c’est-à-dire dans le premier tiers de la toiture. Ils seront plus discrets et permettront des vues plus intéressantes depuis l’intérieur.
  • D’implanter plutôt ces dispositifs dans les pans de toiture les moins visibles.
  • D’encastrer les châssis dans le pan de toiture plutôt que de les laisser déborder par rapport à la couverture (effet caisson disgracieux). Il existe aujourd’hui des modèles de châssis de toit (Vélux Patrimoine ou châssis CAST-PMR par exemple) qui reprennent la forme des anciens vasistas.
  • Lorsque la charpente le permet, des verrières ou des châssis groupés permettront des apports de lumière important à la manière des grandes ouvertures contemporaines. Ils assureront la ventilation des combles.

De conserver les lucarnes existantes.

Plus rarement, l’éclairage des combles peut se faire par les pignons par de petits percements de type oculus ou des ouvertures de grandes tailles plus contemporaines.

Une autre solution peut être envisagée pour éclairer des combles. Lorsqu’il existe un mur entre le plancher du comble et l’égout du toit, des percements de petite taille, axés sur les ouvertures des niveaux inférieurs, pourront être créés.

En général, et sauf si la typologie de la maison le requiert, afin de préserver le volume initial de la toiture, on évitera le rajout inapproprié de lucarnes.

Dans la plupart des cas, l’aménagement des combles nécessitera une autorisation administrative de type déclaration préalable ou permis de construire. (voir le site www.officiel – service public.fr)

La surface est considérée comme habitable poue les espaces où la hauteur sous plafond est supérieure à 1,80 m.

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